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Les glucides ne se composent que de trois éléments, soit le carbone, l’hydrogène et l’oxygène. Au moment de leur dissolution, ils libèrent une importante quantité d’énergie. Sans cette dernière, les jambes, les poumons, le cerveau et même le cœur ne seraient plus du tout fonctionnels. Ces hydrates de carbone produisent quatre calories par gramme.
Un combustible propre
Les glucides constituent une ressource énergétique abondante et facilement renouvelable qui se consume de façon propre. Ils se révèlent donc le principal carburant de notre organisme. On les retrouve essentiellement sous trois types :
Les premiers partagent certaines caractéristiques, comme c’est le cas chez la plupart des éléments de même famille. Ils se composent d’un sucre unique, en plus d’être cristallins, de se dissoudre aisément dans l’eau et d’avoir un goût sucré. Leur absorption s’effectue directement dans le système sanguin depuis l’appareil digestif. Le glucose et le fructose comptent parmi les sucres simples que notre système digestif a le potentiel d’absorber. Le ribose et le désoxyribose sont des composantes vitales de nos macromolécules que sont les acides ribonucléique (ARN) et désoxyribonucléique (ADN). Le glucose se veut le sucre le plus sollicité par l’organisme et le cerveau s’avère son principal consommateur. Le glucose s’utilise de trois façons distinctes, il peut :
Le glucose représente le monosaccharide le plus important, tandis que le fructose, présent dans les fruits et le miel, exprime un goût encore plus sucré. En outre, l’appareil digestif l’absorbe beaucoup plus lentement que le glucose. Le galactose ou sucre de lait se forme quant à lui dans le lait maternel.
Pur sucre
Les disaccharides viennent greffer la deuxième branche de l’arbre généalogique des glucides. Ils s’élaborent par la fusion de deux monosaccharides.
À l’instar de leurs simples cousins, les disaccharides comportent des caractéristiques communes. Cristallins, facilement solubles dans l’eau et sucrés au goût. Toutefois, l’appareil digestif est incapable d’absorber ces doubles sucres. Pour trouver leur utilité dans l’organisme, ils doivent d’abord être hydrolysés en monosaccharides qui les composent sous l’action d’enzymes spécifiques.
Lorsque le glucose et le fructose se trouvent réunis, le disaccharide ainsi obtenu prend l’appellation de sucrose ou sucre de table commun. Les betteraves et la canne à sucre contiennent de grandes quantités de sucrose. Le lactose, associé aux produits laitiers, se compose de glucose et de galactose. L’enzyme nécessaire à la décomposition du lactose se nomme lactase. Les gens qui manquent de cette enzyme sont incapables de digérer les produits laitiers.
On appelle sucres simples les monosaccharides et les disaccharides. Ils sont présents dans une grande variété de produits alimentaires connus sous une multitude de marques de commerce. Sirop de maïs, sucre inverti, dextrose, sorbitol, lévulose et fructose sont tous synonymes de sucres simples.
Des cousins plus complexes
La dernière branche de l’arbre généalogique des glucides regroupe les polysaccharides, soit les hydrates de carbone présentant trois molécules de sucre fusionnées ou plus. La plupart des glucides que l’on trouve à l’état naturel se présentent sous cette forme. En comparaison avec les monosaccharides et les disaccharides, ce groupe de glucides révèle des caractéristiques fort différentes.
Les polysaccharides sont pulvérulents plutôt que cristallins. Trop volumineux pour se dissoudre dans l’eau, ils ne sont pas sucrés au goût ! La fécule de maïs en est un bon exemple.
L’amidon, le glycogène et la fibre sont les polysaccharides les plus répandus. On les appelle glucides complexes en raison de leurs structures moléculaires à éléments multiples.
L’amidon est un polysaccharide végétal formé de centaines, voire même de milliers de molécules de sucre reliées entre elles pour former de longues chaînes dont la configuration compliquée rappelle celle d’un collier à nombreux rangs irréguliers.
On trouve ce type de glucides dans les grains, les haricots, les pois, les pommes de terre, les courges et autres légumes.
Pour être absorbés, ces centaines ou milliers de sucres simples qui composent l’amidon doivent être hydrolysés un à un par les enzymes appropriées. Voilà pourquoi l’amidon assure un approvisionnement lent mais continuel en sucre au système sanguin.
Le glycogène est un polysaccharide d’origine animale. Lorsque nous en consommons une plus grande quantité que l’organisme en sollicite, le foie convertit l’excédent de glycogène en réserve. Il s’agit d’une molécule très volumineuse pouvant contenir jusqu’à 10 000 sucres de glucose formant de longues chaînes. Les cellules musculaires renferment également du glycogène.
L’organisme contient environ 425 g de glycogène réparti entre le foie et les muscles, soit une réserve relativement faible qu’il est nécessaire de renouveler sans cesse par le biais de l’alimentation.
Au cours d’un exercice physique ou lorsqu’on saute un repas, le glycogène se transforme en glucose pour procurer rapidement une source d’énergie.
Cinq types de polysaccharides végétaux portent l’appellation de fibre. Ce sont la cellulose, l’hémicellulose, les lignines, les pectines et les gommes.
La fibre ne constitue pas un nutriment, car notre organisme ne possède pas l’enzyme nécessaire à son hydrolyse et, par conséquent, à son assimilation. Cependant, elle s’avère essentielle à un régime équilibré, en plus de présenter de nombreux avantages pour la santé.
Cellulose, hémicellulose et lignines ne sont pas solubles dans l’eau, d’où leur nom de fibres insolubles ou matières cellulosiques. Le son de blé qui entre dans la confection de muffins contient ce type de fibre. Les pectines et les gommes sont pour leur part des fibres solubles dans l’eau présentes dans l’avoine, le lin, les pommes et autres aliments. Ensemble, elles aident l’appareil digestif à acheminer plus rapidement les selles dans le gros intestin et à agglomérer les toxines pour limiter leur période de contact avec la paroi intestinale. Les fibres solides retiennent le cholestérol dans l’intestin afin d’empêcher sa réabsorption, en plus de faciliter l’évacuation des excréments. En réalité, ce processus est susceptible d’abaisser le taux de cholestérol dans le sang.
Aliments riches en glucides
Les glucides assurent le bon fonctionnement de l’organisme. Aussi, il faut en faire quotidiennement bonne provision pour être à notre mieux. Le fait de se nourrir d’aliments complets tels que des céréales entières ou autres substances à grains entiers comme les pâtes, sans oublier fruits frais et légumes, contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et assurer un excellent approvisionnement en fibre.
Les aliments complets fournissent les glucides dont l’organisme a besoin ainsi que tous les nutriments nécessaires à leur métabolisme. Ils constituent une protection contre la carence nutritionnelle associée à la consommation d’aliments dépourvus de fibres, de vitamines et de minéraux. Une restriction côté sucres simples et farines blanches raffinées peut aider à prévenir l’hypoglycémie. En d’autres termes, il est préférable de réduire sa consommation de sucre de table, de nombreuses céréales traitées, de boissons gazeuses, de friandises, de gâteaux, de biscuits et de pains blancs.